L’inconnue sentit le balancement d’un corps
contre le sien puis un matelas de lit ploya légèrement sous son
poids. Elle n’avait donc pas rêvé le beau jeune homme penché
sur elle avec inquiétude, elle était sauvée ! Brisée par
l’émotion, elle se mit à trembler incontrôlablement. Les
souvenirs refusaient pourtant d’affluer : elle avait fui
quelque chose ou quelqu’un mais elle ne savait plus
exactement pour quelle raison. De désespoir, un gémissement lui
échappa.
- Détendez-vous, mademoiselle, vous êtes en sécurité maintenant, la
réconforta l’ inconnu de sa voix mélodieuse.
Elle reconnut le visage bienveillant penché au-dessus d’elle.
Elle soupira de bien-être et enfonça instinctivement sa tête dans
le creux de l’oreiller, les yeux clos.
14.3 (Partie I) posté le mercredi 14 octobre 2009 19:47
15.3 (Partie I) posté le mercredi 14 octobre 2009 19:52

Une main se glissa sous sa nuque et approcha une coupelle
remplie d’eau fraîche de ses lèvres. La jeune femme but
avidement et à longs traits, oubliant même de reprendre sa
respiration.
- Doucement, doucement ! Vous allez être malade si vous buvez
trop… Votre peau est brûlée et elle doit être soignée,
continua-t-il doucement.
Lélio disparut dans la salle de bains et revint presque aussitôt
avec une éponge mouillée, une serviette et un tube de biafine.
16.4 (Partie I) posté le mercredi 14 octobre 2009 20:12

- Avant de soigner vos brûlures, je dois nettoyer votre peau,
expliqua-t-il.
- Je vais le faire moi-même, s’empressa-t-elle de le couper,
gênée de permettre à un inconnu un contact aussi intime.
Mais Lélio passa outre ses protestations et se mit à
l’œuvre avec une dextérité et un détachement presque
médical.
La peau cloquée buvait l’eau imprégnant l’éponge et
revivait sous sa fraîcheur bienfaisante. La jeune femme se détendit
davantage quand son sauveur appliqua sur ses brûlures la crème
apaisante.
Sans s’en rendre compte, elle s’endormit peu à peu sous
l’effet bénéfique de ces soins…
17.4 (Partie I) posté le mercredi 14 octobre 2009 20:15

Lélio, de son côté, eut bien du mal à s’endormir…
Tout d’abord, il chercha longtemps une position propice à
l’assoupissement dans l’inconfortable fauteuil
qu’il avait rapproché du lit. Ensuite, le sommeil agité de
l’inconnue le tirait par intermittence de sa torpeur. La
jeune femme semblait la proie de violents cauchemars et murmurait
des paroles sans suite, mais tellement incompréhensibles
qu’ils ne permettaient pas d’appréhender le mystère de
cette femme.
Enfin, au chant du coq, Lélio s’endormit
profondément…
18.4 Le lendemain... (Partie I) posté le mercredi 14 octobre 2009 20:54

Alors que la matinée était déjà bien avancée, l’inconnue ouvrit les yeux et découvrit les murs roses de la veille.
Ainsi, elle n’avait pas rêvé.
Le fauteuil près du lit était vide mais elle entendit au loin un homme chantonner. La réalité de sa situation la rappela douloureusement à l’ordre : ses blessures se ravivaient, lui arrachant un sanglot. Son visage lui paraissait être une immense plaie craquelée et chaque respiration attisait la brûlure de sa gorge gercée.














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